Qui sommes-nous ?

Baudoin, Héloïse, Blanche et leurs parents Christelle et Antoine partent à la découverte des beautés humaines et naturelles. Un fabuleux voyage de 6 mois autour du monde !
L'objectif d'un tel voyage: un désir de se retrouver en famille, de partir à la découverte du monde au travers de lieux touristiques et à la rencontre des personnes vivant dans les pays au sein de diverses communautés. Voir la beauté humaine au delà du handicap, de la pauvreté, trouver les sourires... autour du monde !

jeudi 2 juillet 2009

Espérance 7

Avant de commenter notre retour en France qui s'est très bien passé, voici les dernières news du Vietnam !!!
"On vient de quitter Donatella qui a huit ans, Marthe qui a trois ans, Marie qui a onze ans, Ariane qui a dix ans, Antonia qui a six ans. C'était bien de jouer surtout avec Donatella, parce qu'elle avait presque le même âge que moi. Ils font aussi le tour du monde pendant un an, ils ont vu avant nous la fazenda do Natal au Brésil, Têtê, et sa grande sœur, Diego, Aparecida, Gabriel, Luc et Stéphanie..."
Blanche
"Moi, j'ai joué avec Antonia". Héloïse
"Ma copine à moi c'est Ariane !" Baudoin.
En effet, nous avons rencontré la super famille de Nicolas et Laure-Isabelle Métro. En plus d'avoir à peu près les mêmes objectifs de voyage, nous sommes voisins en France ! Ils habitent à Fontenay sous Bois à 3 km de Montreuil. Quel régal de voir nos enfants s'entendre si bien en si peu de temps ! Et les hommes parler comme de vieux copains !
Je vous invite à visiter leur site. Ils terminent leur tour par Madagascar.
Bonne fin de voyage la famille !

lundi 22 juin 2009

On a fait du canoë dans la baie d'Along !

Nous sommes jeudi soir, dans une semaine, nous dormirons à Montreuil et pour l'instant, nous profitons encore à plein de notre voyage. Il est 21 heures, il fait nuit, nous sommes sur un bateau où nous allons passer la nuit. Il fait encore chaud et humide, les étoiles veillent sur nous, les enfants dorment presque et je suis là, sur l'eau, entre les innombrables îles montagnes et je suis heureux, heureux de cette journée où j'ai franchi un pas, réalisé quelque chose qui m'habitait depuis 9 ans : faire du canoë. Déjà 9 ans que Clément nous a quitté « dans l'exercice de ses fonctions », en s'amusant avec ses amis dans un canoë, comme disait Paul à son enterrement. 9 ans que je pense à la fois où je remonterai dans un canoë, activité que nous aimions faire en famille.

J'avais bien émis l'idée de faire du kayak des mers au Brésil, mais Christelle n'était pas prête à ça, pas maintenant. Aujourd'hui, c'est tous les 5 que nous avons pu embarquer dans cette superbe baie d'Along. J'avoue avoir eu un pincement au cœur quand nous avons vu qu'il n'y avait que 2 gilets de sauvetage pour nos 3 enfants. Ceci dit, Blanche était certainement celle qui avait l'air moins « bête » avec seulement ses brassards et non brassards plus gilets de sauvetage ! Je ne crois pas que nous ayons l'habitude de surprotéger nos enfants, mais dans ces circonstances, nous n'avons pas hésité. Nous voilà donc tous les 5 dans nos embarcations, Christelle et Héloïse en premier, suivi de près par Baudoin sur les genoux de Blanche et moi. Je ne pouvais rêver meilleur cadre et compagnie pour ce moment, en quelques coups de pagaies, nous étions seuls au monde, dans une superbe anse, nous sommes même allés dans une petite grotte où nous avons essayé de faire demi-tour entre deux rochers. A la quatrième fois que Blanche m'a dit que ça ne passerait pas, j'ai dû me résoudre à repartir en marche arrière. Après cette chaude journée (37 ° C), quelle joie de s'arroser sous un coucher de soleil fantastique.

Voilà, je ne pouvais terminer ce voyage sans évoquer Clément avec qui j'aurai aimé partager cette expérience, lui qui aurait certainement fait un tel voyage avec l'un ou l'autre de ses amis voyageurs. Pas moins de 4 de ses amis proches ont ainsi fait ou font un an de voyage à vélo (Thomas et le très fidèle Hugues) ou à la découverte de l'Amérique du Sud (Charles et Romain).
Mes larmes sèchent et il est temps d'aller chercher une bière fraiche pour profiter de la nuit.

Visites dans la baie d'Along terrestre

De Hanoi nous avons pris le train pour Thanh Hoa, à 4 heures au sud afin d'y rencontrer Paul Thap, un vietnamien parlant très bien français qui nous a conduit dans différents villages. Le premier, un village de pêcheurs et le second un village près des collines dans les terres. L'objet de ces visites est de rencontrer des enfants qui sont parrainés afin d'aller à l'école et d'apporter une aide à la famille. Ce sont les paroisses avec le prêtre qui sont en charge de rencontrer les personnes en besoin dans leur secteur, de redistribuer le courrier et l'argent des parrains dans ces villages. Paul fait le lien entre les différents lieux et traduit toutes les lettres. Le Vietnam a une forte population catholique, ce qui nous surprend revenant du Cambodge.
C'est le plein air après les villes assez oppressantes de Ho Chi Minh et de Hanoi. Des rizières et des rizières, des buffles qui tirent charrettes ou charrue, remplacés parfois par un motoculteur. Toute cette campagne m'émerveille c'est tellement dépaysant, différent de ma culture (en plus beauceronne!) Ces hommes et femmes courbés dans les rizières pour repiquer le riz, ou ce buffle conduit par un homme pour labourer la terre, et là est-ce la récolte ? La faucille au poing pour couper des gerbes de riz.
A la rencontre des villageois, cette pauvreté rurale me paraît moins révoltante que celle des citadins ; pourtant elle est bien réelle : une jeune veuve avec quatre enfants, (son mari n'est pas revenu de la mer) habite une maison en bois et bambous recouverte de feuilles de palmiers et sobrement meublée.
Il fait chaud mais l'hiver peut être frais ici et lors de la saison des pluies, le calme ne doit pas être de mise sous un tel toit. Cette jeune femme achète et revend des poissons qui sont séchés et grillés par d'autres femmes du village et fait ainsi un petit bénéfice. Un de ces fils est parrainé et continue ainsi l'école, qui n'est pas gratuite, ici.
En traversant un village, nous avons vu les poissons et le travail de ces femmes, très amusées de nous voir nous arrêter !
Pour laisser passer un camion, qui prend tout le chemin et ne ralentit pas, vite il faut se réfugier chez quelqu'un pour ne pas se faire écraser, ni éclabousser de boue ! Un portail est ouvert, une femme nous fait signe d'entrer avec Blanche nous nous précipitons dans cette ouverture. La personne de suite s'approche, nous parle avec un sourire et se dirige vers les belles joues de Blanche, indiquant d'entrer... nous la saluons la remerciant de son hospitalité et souriant car le reste de la troupe est déjà partie ! Accueil instantané et amusé de l'étranger.
Dans les terres, on peut trouver la culture du riz, du maïs, du manioc, de l'arachide et de la canne à sucre. Le second village est habité par une ethnie parlant toujours son dialecte mais aussi le vietnamien. Dans l'une des familles, nous avons été reçus pour prendre une tisane, le ton était joyeux, un jeune garçon handicapé nous a serré la main, tout sourire ainsi que son frère, plus timide, scolarisé et parrainé. Le père, au beau visage buriné par le soleil, nous a montré comment il fumait avec une pipe à eau, tabac beaucoup moins couteux que la cigarette, insistait-il en montrant celle du prêtre- « pompier » et blagueur ! Antoine a ainsi fumé le calumet de la paix !!
Ces journées avec Paul furent ponctués de petits moments partagés, gratuits, qui mettent du baume au cœur.

Il est déjà temps de repartir pour Hanoi avant de se rendre dans la Baie d'Along.

samedi 20 juin 2009

Petite claque !

Un bain français pour finir au Cambodge. Claire et Stéphane, des amis d'amis nous ont reçu chez eux avec beaucoup de gentillesse, et avec tout le confort à disposition des familles expatriées. Nous l'avons bien apprécié. Blanche a aimé « être avec des enfants français, jouer et discuter avec Paul et Madeleine et aussi aller à la piscine » Baudoin était heureux de retrouver un petit camion pour se déplacer dans la maison et faire un puzzle avec son papa. Héloïse était contente de découvrir Tintin !
En cette fin de parcours, nous nous essayons à tirer des conclusions et lancer des projets pour notre retour. Eh bien ce petit séjour dans cette famille de quatre enfants nous a encore bousculé dans nos élans !
Nous étions partis en nous disant que nous passerions plus de temps avec nos enfants et nous nous apercevons que nous ne prenons pas autant de temps pour chacun d'eux et avec bonne humeur. Sacrée claque ! Qui ne fait que nous réveiller !!
Claire et Stéphane nous ont émerveillés par leur calme et leur douceur tout en étant fermes. Merci à vous pour ce bel exemple !

Présentation de notre voyage à des étudiants d'EDM

Témoigner, rendre compte des trésors qui nous ont été offerts tout au long de notre voyage fait partie de nos envies. Que notre « première » soit en anglais devant un public de cambodgiens parlant un anglais aussi peu assuré que le nôtre, ça, nous ne l'avions pas imaginé.

Lors de notre premier jour à Phnom Penh, nous avions rencontré Ludovic et Margaux, des « bambous », jeunes volontaires, en charge du centre EDM pour étudiants. Ce centre accueille les meilleurs, les plus pauvres et les plus motivés des étudiants. Au programme, à la fois des cours complémentaires à l'université et des activités extra-scolaires. Ludovic a profité de nos discussions pour nous proposer de présenter notre voyage aux étudiants. C'est bien évidemment avec joie que nous avons accepté.
Le calme de Sisophon a été propice pour notre préparation de cette présentation : quelles photos choisir parmi nos 6000 clichés, quel message faire passer, comment parler du handicap, de la pauvreté, de la vie de famille, du fait que tout ne soit pas rose hors du Cambodge...
Un excellent exercice de relecture de notre voyage qui se termine, mais qui n'est pas encore achevé (jusqu'au bout, nous sommes persuadés d'avoir de belles rencontres, des moments forts en famille).
C'est ainsi que nous avons fait notre première conférence avec quelques surprises montrant le choc culturel : par exemple, une personne s'exclame « un boudha » en voyant une photo de la vierge de Guadalupe au Mexique. En effet, elle en a un petit air !!

Une première expérience qui en appellera d'autres on le souhaite.

jeudi 18 juin 2009

A la découverte des enfants du Mékong

Les enfants du Mékong avec qui nous avons prévu de passer du temps en Asie est une association que j'avais du mal à comprendre en France. Aller parrainer un enfant au Cambodge ou ailleurs me paraissait très lointain et pour ainsi dire pas très concret. C'est avec une vraie curiosité que je suis arrivé à Sisophon.
Les missions principales d'EDM (enfants du Mékong) sont :
le parrainage d'enfants ou d'étudiants pour leur permettre de se nourrir, s'habiller, se soigner et surtout être scolarisé.
Le soutien financier et technique à des projets de développement locaux pour aider les écoles, les villages (construction de routes, soutien d'associations), les familles (accès au soins) et les étudiants

Pour notre part, nous avons été accueillis dans un des rares centre tenu directement par EDM à Sisophon. Il s'agit à la fois de 5 foyers accueillant au total une centaine d'enfants dans un cadre familial et d'un complément de cours touchant 350 élèves au total. Les critères de sélection sont clairs : pauvreté, motivation, capacité pour suivre le rythme de travail. Et quel rythme, on est très loin de nos 35 heures !
La journée commence par le lever des couleurs et les cours dans le centre à 6 h du matin, ensuite, il y a les cours au collège et au lycée voisin complétés par des cours au centre jusqu'à 18 heures avec une pause d'une heure pour déjeuner. C'est un tel plus que les listes d'attente des jeunes sont énormes : en 1 journée et demi, les 200 pré-inscriptions ouvertes pour 25 places ont trouvées preneur. Nous avons pu voir la détresse de certains jeunes venant demander à faire partie du centre lorsqu'ils ont su qu'il n'y avait plus de place. Il n'y a pas à dire, le bouche à oreille est excellent et beaucoup ont compris qu'ils devaient travailler énormément pour s'en sortir.

En dehors de ces temps de travail des élèves, nous avons eu la joie de partager les repas avec un foyer de jeunes filles. L'accueil des cambodgiens et plus particulièrement de Van Mol et Liv Chanthân , le couple responsable d'un foyer et qui nous a prêté sa maison a été remarquable. Nous avons vraiment vu leur souhait de nous traiter au mieux (petit déjeuner prêt avant notre réveil, repas apporté à notre maison...) et il a fallu un peu de temps pour que la simplicité s'installe (nous aurons toujours eu un repas plus riche que les autres). Au fur et à mesure, les enfants se sont familiarisés avec les jeunes filles et ont pu participer à différents jeux ensemble. C'était une vraie joie de les voir jouer « au facteur n'est pas passé »... à la mode cambodgienne.
Ces quelques jours à Sisophon nous ont également permis de passer une journée à la campagne avec 70 km de route de terre pour rejoindre une école maternelle soutenue par EDM et la soierie du Mékong qui permet à des femmes de travailler en faisant de superbes pièces en soie. Il sera d'ailleurs difficile de ramener les filles avec nous tellement elles aimaient regarder les métiers à tisser.

Ces quelques jours passés avec EDM nous ont permis de voir le formidable travail qui est fait pour donner accès à l'éducation à des jeunes qui n'en auraient pas les moyens et de préparer ainsi des personnes formées intellectuellement et humainement pour le développement du Cambodge. En un mot, le parrainage, ça vaut le coup !

Pour en savoir plus sur EDM : www.enfantsdumekong.com

samedi 13 juin 2009

Pour un Sourire d'Enfant

Pour notre premier dimanche au Cambodge, nous avons passé une excellente journée sur le Mékong avec la paroisse française de Phnom Penh. Au programme, un pèlerinage dans un village très pauvre de vietnamiens installés sur des terrains inondables en bordure du fleuve. La seule construction vraiment en dur est l'église qui est la fierté et le principal investissement des villageois. Malheureusement, nous n'aurons que peu de contacts avec la population locale, la barrière de la langue étant trop grande. Le bateau sur lequel nous étions fourmille de français engagés dans les nombreuses ONG présentes ici ainsi que des expatriés.

A l'issue de cet après-midi, nous avons pris le temps de rencontrer Etienne et Marion qui aident l'église cambodgienne pour tout ce qui est communication. Ils étaient accompagnés de Lyeang, un jeune cambodgien de PSE.
Pour un Sourire d'Enfant (PSE) est une des nombreuses ONG qui œuvrent ici. Elle a été fondée par papy et mamie Despallières, un couple de retraités français qui ont été marqué par les enfants qui vivent sur la décharge. Ils ont décidé de donner une éducation à ces enfants en créant une école. Pour compenser le manque à gagner du travail des enfants, ils donnent du riz au famille des enfants scolarisés. Aujourd'hui, plus de 5000 enfants de la décharge sont scolarisés à PSE (le soir, chacun retourne dans leur famille), c'est une vraie grande école où les constructions se succèdent pour accueillir toujours plus de monde et offrir des débouchés variés : atelier de couture, de mécanique, école hôtelière...
Lyeang est un des élèves de PSE. Son histoire est très liée à celle du Cambodge et à ses difficultés : la famille de Lyeang était une famille de businessman au Cambodge avant l'arrivée des Khmers rouges. Comme tout le monde, ils ont dû aller travailler dans les champs, leurs biens confisqués.. Après les Khmers rouges, la guerre continue avec les vietnamiens qui ont pris le contrôle du Cambodge. Pour leur sécurité, ses parents se réfugient dans des camps en Thaïlande. A leur retour au Cambodge, ils n'ont plus rien et vivent sur la décharge de de Stung Meanchey Lyeang et sa famille passent leur journée à fouiller les détritus pour y trouver quelque chose à manger ou à vendre. Il est alors repéré par les équipes de travailleurs sociaux de PSE où il sera scolarisé. Aujourd'hui, Lyeang est en licence, il parle un excellent français et souhaite devenir commercial. Cet été, il est ravi d'aller visiter la France chez sa marraine (personne qui soutient financièrement PSE) où il fera un stage de deux mois. Même si tous n'arrivent pas au même niveau que Lyeang, il est très impressionnant de voir le travail accompli pour ces jeunes qui n'avaient plus rien.