Qui sommes-nous ?

Baudoin, Héloïse, Blanche et leurs parents Christelle et Antoine partent à la découverte des beautés humaines et naturelles. Un fabuleux voyage de 6 mois autour du monde !
L'objectif d'un tel voyage: un désir de se retrouver en famille, de partir à la découverte du monde au travers de lieux touristiques et à la rencontre des personnes vivant dans les pays au sein de diverses communautés. Voir la beauté humaine au delà du handicap, de la pauvreté, trouver les sourires... autour du monde !

lundi 16 mars 2009

Les difficultés du voyage


Jusqu'à présent nous vous avons fait part des excellents moments que nous passons ensemble et de notre joie de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. Ceci dit, tout n'est pas complètement idyllique (seulement à 90 %).
Ce qui est le plus difficile pour nous, c'est de trouver le bon rythme avec les enfants, leur fatigue et surtout le travail scolaire qui prend du temps et est parfois pesant dans la relation avec nos enfants. Il faut trouver une régularité pour étudier 2 heures tous les jours et rivaliser d'imagination pour susciter l'adhésion de nos écolières, ce qui n'est pas évident tous les jours. Les changements de lieux fréquents (en moyenne tous les 3 ou 4 jours depuis 2 mois), l'envie de visiter et de voir beaucoup de personnes nous forcent à nous adapter souvent.
Ce que nous découvrons de difficile et que nous n'avions pas envisagé, c'est finalement le peu de temps de couple que nous réussissons à préserver : dans la journée, nous sommes toujours avec les enfants et le soir, souvent avec les personnes qui nous accueillent ou avec le blog, ce qui laisse moins de temps à 2 qu'on ne pouvait penser en passant 6 mois ensemble.
La langue reste une barrière forte pour les enfants et on s'en particulièrement compte à la manière dont ils s'agglutinent autour de chaque personne parlant français. Tous les moments de conversations sont encore plus durs qu'en français, heureusement qu'ils aiment jouer et qu'ils développent de plus en plus le sens de l'observation (animaux, beaux monuments, lecture de carte...)

Mais ne vous en faites pas, malgré ces petits cailloux dans nos chaussures, nous sommes toujours aussi ravis de voir notre rêve se réaliser encore mieux que nous ne l'avions imaginé.

Notre Brésil en chiffres


* 11 lieux d'accueil différents et 16 changements de résidence (l'Arche nous a servi de camp de base) et seulement 3 nuits à l'hôtel.
* 2 gros sacs à dos, 2 petits sacs à dos et une valise pour 49 kg
* 4 à 5 tenues par personne pour le chaud, froid, l'humide...
moins de 10 repas préparés : la plupart du temps, nous avons été nourris par les amis sinon, nous avons opté pour une restauration rapide et économique (moins de 10 € pour tous les 5)
* 1 changement d'itinéraire et 2 changements de dates. 4 vols intérieurs, 1 300 km de bus et 2 jours de location de voiture.
* 1 735 photos prises pour 6 gigas de mémoire
* 28 articles sur le blog
* 55 personnes à notre fête de départ, 16 kg de viande pour le barbecue
* 90 % des repas pris chez les brésiliens avaient pour base arroz et feijão (riz et haricots)
* 323 piqûres de moustiques, 95 pour Baudoin (en plus il gratte donc ça ne soigne pas), 88 pour Christelle, 70 pour Héloïse, 60 pour Blanche et 10 pour Antoine. Devinez qui n'utilise pas d'anti-moustique...
* 38°C, température maximale à Rio et Salvador
* ... mètres de strings vus sur les plages

vendredi 13 mars 2009

Ma dent, ma dent de devant


Je me suis aperçu que ma dent bougeait chez Géraldo et Dora. A ce moment là, je l'ai bougée tout le temps et elle s'est mise à bouger de plus en plus fort. J'étais très contente, je suis allée le dire à Géraldo et il m'a bougé ma dent. Il voulait m'arracher ma dent et la garder pendant quinze ans et il me la redonnerai après quand je serai grande. En fait, c'est pas lui qui m'a enlevé la dent, ça a été papa. Amélie, elle, elle sait que c'est papa parcequ'elle nous a vu quand on a enlevé la dent, c'était un spectacle pour elle. Elle est venue ici ? Non, c'est à l'ordinateur qu'elle nous a vu par skype. Elle a applaudi avec Pierre-Marie.
On a pris un bout de papier et après crrrraaaaac, ça a fait mal mais j'étais toute contente après, j'ai montré le trou de ma dent à Amélie.
Le soir j'ai mis ma dent dans une enveloppe, j'ai écrit à la petite souris et je l'ai mise sous mon oreiller. Quand je me suis endormi, la petite souris l'a prise et elle m'a mis un billet de 5 pesos. Je l'ai trouvé dans l'enveloppe où j'avais mis mon dessin. En même temps elle m'a mis un petit mot, elle m'a dit qu'elle parlait espagnol mais qu'elle avait lu mon petit mot et qu'elle avait compris. Elle a écrit en Espagnol et maman elle a compris. Je vais acheter un souvenir de l'Argentine.

A bientôt

Héloïse


P.S : Héloïse rajoute qu'elle ne veut pas de chat à la maison sinon il mangerait les souris et on n'aurait pas de cadeau...

jeudi 12 mars 2009

Les Hosteing vont à Rio !!!

Encore une fois, une tentative pour vérifier nos limites.... contrairement à nos premières demandes il n'y a pas de bus partant directement d'Itabirito où nous séjournons dans le Minas Gerais. Nous prenons alors un bus de cette ville, à 21h pour nous rendre à Belo Horizonte et delà nous rendre à Riiiiio de Janeiiiiro ! Nous arrivons à 22h30 à Belo Horizonte et comme les enfants se sont endormis Antoine trouve un bus pour sa petite famille un peu plus tôt, (23h) pour leur permettre de continuer leurs sommes sans trop d'interruption. Seulement Rio est un peu trop proche pour une longue nuit ! « 5h00, Paris s'éveille...5h20, Rio se lève»...Nous prenons un taxi pour Niteroi, la ville qui fait face à Rio, où nous sommes attendus (...un peu plus tard) chez la maman de Marcela (vue à la colonie de vacances de Foi et Lumière, cf. précédents épisodes !!).
Un magnifique lever de soleil s'offre à nous sur la baie, nous réveille agréablement de ses rayons déjà chauds. 6h15 nous arrivons, la maison est déjà éveillée (ouf, nous étions un peu inquiets de notre arrivée plus précoce que prévue). Nous posons notre valise et notre sac à dos et petit déjeunons. Et la suite...la douche sera pour plus tard, maintenant à la plage! Les enfants passent du pyjama au maillot de bain ! (Non pas nous !!)
Avec Marcela, Jomar, son mari et leurs enfants Helena et Henrique, nous voilà sur une plage au pied des montagnes et de la verdure si débordante. C'est un recoin protégé par les rochers qui permet à un petit lac de se former et d'être à l'abri des vagues, idéal pour les enfants et très agréable aussi pour moi, car l'eau est très fraîche ! De l'autre côté des rochers, les surfeurs se retrouvent avec grand plaisir...Devinez où est mon chéri ? Antoine ne mettra pas un pied dans cette eau calme mais ira de suite faire le tour pour retrouver les vagues !!! Et la plage, me direz-vous...pourtant pas bien large elle est déjà recouverte de parasols jaunes (de la couleur de la bière nationale « skoll »)...que des vendeurs louent avec l'emplacement et le service.
Après avoir bien profité de l'eau, du sable, de ses traditionnels châteaux, et des rochers et du soleil, nous partons à 10h, pour nous plonger dans la piscine !! Pas mal comme journée ! Les enfants sont ravis et nous aussi. Ils s'amusent beaucoup avec leur amie Helena, 9 ans, qui parle couramment français et Henrique son jeune frère, moins loquace mais qui comprend bien notre langue maternelle, heureux de se retrouver après les vacances de Foi et Lumière.
La fatigue se fait un peu sentir pour moi, je m'endors un peu avant de nous mettre tous à table à 12h, pour un barbecue. Baudoin fera une bonne sieste mais les filles ne voudront pas dormir avant de quitter leurs amis après 15h...en attendant, elles n'ont cessé de jouer encore et encore dans l'eau !
Après ce fut plus dur, mais nous prenons sur nous le fait de vivre une journée si particulière.
Sacrée journée !!

mercredi 11 mars 2009

Comment nos enfants vivent-ils le voyage ?


Héloïse et les animaux du Brésil. Elle fut surprise par les vaches : « elles ont une bosse sur la nuque » et par les chevaux  « qui sont tout seuls (en liberté) sur le trottoir ou sur la route ».
« On ne voit pas souvent en France le fourmilier (vu au zoo) et le tamanoir (vu en sculpture).
Il y a plein de moustiques...même qu'une fois on a dormi sous une moustiquaire et il faut très souvent mettre du produit anti-moustique. Il y a aussi plein de fourmis, de toutes petites, des moyennes qui piquent et de très grosses. On a déjà vu une fourmi qui a mordu le doigt d'un enfant ! Ces fourmis ont une grosse tête et de grandes pinces. A la campagne, les crapauds sont aussi gros et ils mangent les fourmis volantes attirées par la lumière, quand on mange dehors le soir. Baudoin a même eu peur !
Dans un parc, on a vu un anaconda. C'est un gros serpent qui sait nager très, très vite (plus vite que moi avec mes brassards!) et il est très très long (jusqu'à 11 mètres, et on a mesuré avec nos pas, wouah!) »

Elle ajoute : « ici il fait très chaud...même l'hiver, il fait chaud, il neige même pas !
J'aime bien l'avion quand il va très vite au décollage et il y a des petites tablettes pour manger. Ce que je n'aime pas c'est quand les personnes ne parlent que portugais !! » (on reconnaît notre pipelette... et je suis d'accord avec elle!)


Baudoin :
Je voyage bien. J'aime bien le toboggan (le deuxième vu depuis le départ).
Dans l'avion, j'aime bien manger : on nous donne un jus d'orange ou un coca ! J'aime pas quand ça bouge.
Je dors souvent comme ça (sur les genoux) pour la sieste dans l'avion, ou dans le bus. Dans les bus, je passe soit en dessous, soit au dessus (du tourniquet, c'est gratuit pour les enfants).
Je sais un peu parler portugais: « bom dia », « um, dois, três , quatro, cinquo, seis, sete, oito, nove deis» et « boa noite » (oui oui, c'est vrai! A tel point qu'il connaît mieux les nombres en portugais qu'en français!!)



Blanche:
« C'est bien le voyage. C'est un peu dur de parler et de ne pas tout comprendre.
On se déplace de plein de manières : si on est en voiture, maman est souvent derrière avec nous, les enfants et il n'y a pas de siège auto, mais on s'attache quand même.
En bus, en ville, on passe soit par dessus le tourniquet, soit en dessous, car on ne paie pas, ici. Quand il y a beaucoup de monde, les personnes nous laissent parfois la place ou bien elles nous prennent sur les genoux et on est bien ! Baudoin fait souvent la sieste, quand on s'est promené...
On prend aussi l'avion pour les grandes distances. J'aime bien être à la fenêtre, c'est ce que je préfère quand on décolle ou que l'on atterrit car on voit tout le paysage et c'est très beau. Quand l'avion est très haut, les nuages forment comme des moutons dans le ciel.
Dans la salle d'attente de l'aéroport, soit on travaille, soit on regarde un « Astérix » sur l'ordinateur et je préfère ça ! »

jeudi 5 mars 2009

Quelques jours de repos dans le Minas Gerais


Après notre marathon d'associations à Salvador, nous avions bien besoin de quelques jours de repos. Nous avons eu la chance d'être accueillis à Itabirito, petite bourgade entre Belo Horizonte et Ouro Preto dans la région des « villes historiques » du Brésil. Cette fois encore, ce sont Dora et Geraldo, des personnes de Foi et Lumière qui nous ont ouverts grand les portes de leur maison.
Dora et Geraldo ont connu foi et lumière il y a plus de 20 ans en France lorsqu'ils cherchaient « ce qu'il y a de mieux » pour leur fille Lara qui était trisomique. Même après son départ trop rapide à l'âge de 5 ans, ils continuent à consacrer une grande partie de leur temps et de leur énergie à Foi et Lumière. Leur maison (et les 5 petits gites qu'ils ont fait) sont toujours ouvert pour Foi et Lumière comme en témoignent la trentaine de personnes présentent pour le carnaval. Certes, il y a des personnes qui aident dans la maison et pour la cuisine, mais quelle attention à chacun alors qu'ils travaillent ailleurs en parallèle !

Au cours de ces quelques jours, en plus de profiter de l'accueil, de la piscine et de la verdure, nous avons pu vivre un petit peu du carnaval de rue, visiter une mine d'or ainsi que les superbes villes d'Ouro Preto et de Congonhas.
Je vous laisse découvrir le tout en photo. Bonne fin de semaine à tous.

dimanche 1 mars 2009

Les alagados

Après le passage chez Cristiane, à Points Coeur, nous avons été reçus dans le quartier des Alagados à Salvador par Mathilde et Sébastien Perrier et leurs filles Suzanne et Angèle, des coopérants français qui travaillent dans le quartier. Quel bel accueil ! Bienheureux changement de dates qui nous valut un hébergement 4 étoiles dans la maison d'autres coopérants partis pour quelques jours pendant le carnaval (temps de vacances obligatoire au Brésil).
Leur travail consiste à faire du soutien scolaire pour une soixantaine d'enfants divisée en deux groupes, ainsi que des visites dans le quartier, un quartier pauvre, ou une favela !

Nous étions passés dans ce même lieu, en juillet 2001, pour rencontrer des amis, Florian et Aurore qui y travaillaient. Depuis il y a eu du changement. De nombreuses « habitations » étaient alors sur pilotis au dessus d'un bras d'une rivière où affluait aussi les égouts. Une digue a été construite empêchant la propagation de ses installations, néanmoins il y a toujours de nombreuses cabanes faites de morceaux de bois récupérés ici où là et les habitants vivent de très peu.
Mathilde et Sébastien travaillent avec la paroisse et sont en lien avec deux séminaristes de l'Emmanuel, (communauté charismatique catholique). Avec eux, et les enfants nous avons formé deux petits groupes pour visiter quelques familles.
Ce qui me marque est malgré cette pauvreté, leur propreté ...je ne sais comment ils obtiennent l'eau mais elle coule et les douches sont très fréquentes (il fait vraiment chaud à Bahia), Mathilde a même participé quelques jours auparavant à une lessive : la machine était installée sur deux morceaux de bois, à l'entrée de la cabane.
Quelle surprise! Une femme nous accueille aussi chez elle, au bout d'une petite ruelle et en me présentant, elle me reconnaît disant que nous sommes passés la voir il y a 10 ans avec Aurora ! Quelle coïncidence ! Elle me demande si le quartier a changé, et oui , il n'y a plus guère de pilotis. Je fus saisie alors par ces « maisons » bringuebalantes (les cloisons formées d'une porte d'armoire, un bout de contreplaqué et tout autre morceau possible) où vivaient une famille avec un bébé et un jeune enfant. Il y avait un canapé, une chaise, le bébé dormait dans une baignoire en plastique aménagé en petit lit pour l'occasion. Tout cela sur 7 m2 (même pas un carrelet selon Antoine) !
La surface de ces bicoques, le mobilier et la construction sont malheureusement toujours d'actualité ! La ville a toutefois entrepris des constructions d'habitations (type HLM) tout proche pour le relogement. Cela reste minime par rapport aux besoins. En même temps, l'objectif de certaines familles est d'acheter un bout de terrain au même endroit et de construire en dur. Ainsi se côtoie des constructions en briques et des maisons de « cartons ». Cela interroge encore car on reste sur un terrain inondable...
Je suis encore marquée par leur patience : les habitations très proches, la promiscuité existe. Et en ce temps de carnaval où le temps est à la fête, l'alcool est bien présente aussi dans ces excès…quand l'une nous partage qu'elle n'a pas bien dormi parce que le voisin, saoul n'a cessé de crier et une autre de dire qu'elle a travaillé la nuit pour surveiller un podium du carnaval mais qu'au petit matin son compagnon ne la croyant pas la violentait … cette promiscuité est dure. Comment font-ils ?
Le travail de ces volontaires est bien de redonner un peu d'espoir par les visites, « tous vous êtes précieux autant que vous êtes », de redonner un brin d'espoir par l'éducation !


Au Brésil, l'école est soit le matin, soit l'après midi pour l'école primaire et le collège. Ainsi une grande question pour les parents : que font les enfants l'autre partie du temps ? Car il n'y a pas (comme à Montreuil par exemple) un service de centre de loisirs pour prendre soin des enfants en dehors du temps scolaire. Les locaux étant indisponibles puisque les professeurs travaillent toute la journée avec le groupe du matin et de l'après-midi. En fonction des moyens, certains vont avoir quelques activités extérieures, des cours particuliers...ou bien rester dans la rue. D'où l'initiative du soutien scolaire aux Alagados. Il s'agit de proposer pour des enfants de 7 à 10 ans (visités lors des rencontres) un temps pour être ensemble, apprendre différemment ! Bien entendu c'est un petit nombre mais c'est déjà ça ! La quarantaine d'enfants se retrouve pour un temps collectif puis ensuite par petit groupes de 6 avec des jeunes du quartier qui l'animent en fonction du thème abordé. Mathilde et Sébastien ayant évalué la situation ont su redonner du souffle à ces groupes. Leur projet maintenant est de former un peu plus les animateurs et de donner plus de contenu après avoir redonner de la forme ! Quel travail de collaboration avec tous ! Bravo et bon courage à eux pour la suite.



Autre beau travail, celui des sœurs de la charité, ou bien sœurs de mère Térésa. Elles ont une maison au pied de l'église des Alagados située en haut de la colline. Elles accueillent des enfants pour des missions de nutrition et ou des enfants le temps que leurs parents travaillent et des femmes plus âgées qui sont dans la rue et pour lesquelles on ne retrouve pas leur famille. Ces sœurs vivent de dons ainsi leur porte sonne toujours pour offrir ce qu'elles reçoivent. En nous montrant les locaux, une sœur nous indique l'entrée de leur garage où se retrouvent des trafiquants de drogues régulièrement ! En ce moment elles sont quatre et rayonnantes et pleines de peps ! Comment font-elles ?

Nous partons de Salvador le cœur plein de rencontres, de questions... A bientôt.