Encore une fois, une tentative pour vérifier nos limites.... contrairement à nos premières demandes il n'y a pas de bus partant directement d'Itabirito où nous séjournons dans le Minas Gerais. Nous prenons alors un bus de cette ville, à 21h pour nous rendre à Belo Horizonte et delà nous rendre à Riiiiio de Janeiiiiro ! Nous arrivons à 22h30 à Belo Horizonte et comme les enfants se sont endormis Antoine trouve un bus pour sa petite famille un peu plus tôt, (23h) pour leur permettre de continuer leurs sommes sans trop d'interruption. Seulement Rio est un peu trop proche pour une longue nuit ! « 5h00, Paris s'éveille...5h20, Rio se lève»...Nous prenons un taxi pour Niteroi, la ville qui fait face à Rio, où nous sommes attendus (...un peu plus tard) chez la maman de Marcela (vue à la colonie de vacances de Foi et Lumière, cf. précédents épisodes !!).
Un magnifique lever de soleil s'offre à nous sur la baie, nous réveille agréablement de ses rayons déjà chauds. 6h15 nous arrivons, la maison est déjà éveillée (ouf, nous étions un peu inquiets de notre arrivée plus précoce que prévue). Nous posons notre valise et notre sac à dos et petit déjeunons. Et la suite...la douche sera pour plus tard, maintenant à la plage! Les enfants passent du pyjama au maillot de bain ! (Non pas nous !!)
Avec Marcela, Jomar, son mari et leurs enfants Helena et Henrique, nous voilà sur une plage au pied des montagnes et de la verdure si débordante. C'est un recoin protégé par les rochers qui permet à un petit lac de se former et d'être à l'abri des vagues, idéal pour les enfants et très agréable aussi pour moi, car l'eau est très fraîche ! De l'autre côté des rochers, les surfeurs se retrouvent avec grand plaisir...Devinez où est mon chéri ? Antoine ne mettra pas un pied dans cette eau calme mais ira de suite faire le tour pour retrouver les vagues !!! Et la plage, me direz-vous...pourtant pas bien large elle est déjà recouverte de parasols jaunes (de la couleur de la bière nationale « skoll »)...que des vendeurs louent avec l'emplacement et le service.
Après avoir bien profité de l'eau, du sable, de ses traditionnels châteaux, et des rochers et du soleil, nous partons à 10h, pour nous plonger dans la piscine !! Pas mal comme journée ! Les enfants sont ravis et nous aussi. Ils s'amusent beaucoup avec leur amie Helena, 9 ans, qui parle couramment français et Henrique son jeune frère, moins loquace mais qui comprend bien notre langue maternelle, heureux de se retrouver après les vacances de Foi et Lumière.
La fatigue se fait un peu sentir pour moi, je m'endors un peu avant de nous mettre tous à table à 12h, pour un barbecue. Baudoin fera une bonne sieste mais les filles ne voudront pas dormir avant de quitter leurs amis après 15h...en attendant, elles n'ont cessé de jouer encore et encore dans l'eau !
Après ce fut plus dur, mais nous prenons sur nous le fait de vivre une journée si particulière.
Sacrée journée !!
Qui sommes-nous ?
Baudoin, Héloïse, Blanche et leurs parents Christelle et Antoine partent à la découverte des beautés humaines et naturelles. Un fabuleux voyage de 6 mois autour du monde !
L'objectif d'un tel voyage: un désir de se retrouver en famille, de partir à la découverte du monde au travers de lieux touristiques et à la rencontre des personnes vivant dans les pays au sein de diverses communautés. Voir la beauté humaine au delà du handicap, de la pauvreté, trouver les sourires... autour du monde !
L'objectif d'un tel voyage: un désir de se retrouver en famille, de partir à la découverte du monde au travers de lieux touristiques et à la rencontre des personnes vivant dans les pays au sein de diverses communautés. Voir la beauté humaine au delà du handicap, de la pauvreté, trouver les sourires... autour du monde !
jeudi 12 mars 2009
mercredi 11 mars 2009
Comment nos enfants vivent-ils le voyage ?
Héloïse et les animaux du Brésil. Elle fut surprise par les vaches : « elles ont une bosse sur la nuque » et par les chevaux « qui sont tout seuls (en liberté) sur le trottoir ou sur la route ».
« On ne voit pas souvent en France le fourmilier (vu au zoo) et le tamanoir (vu en sculpture).
Il y a plein de moustiques...même qu'une fois on a dormi sous une moustiquaire et il faut très souvent mettre du produit anti-moustique. Il y a aussi plein de fourmis, de toutes petites, des moyennes qui piquent et de très grosses. On a déjà vu une fourmi qui a mordu le doigt d'un enfant ! Ces fourmis ont une grosse tête et de grandes pinces. A la campagne, les crapauds sont aussi gros et ils mangent les fourmis volantes attirées par la lumière, quand on mange dehors le soir. Baudoin a même eu peur !
Dans un parc, on a vu un anaconda. C'est un gros serpent qui sait nager très, très vite (plus vite que moi avec mes brassards!) et il est très très long (jusqu'à 11 mètres, et on a mesuré avec nos pas, wouah!) »
Elle ajoute : « ici il fait très chaud...même l'hiver, il fait chaud, il neige même pas !
J'aime bien l'avion quand il va très vite au décollage et il y a des petites tablettes pour manger. Ce que je n'aime pas c'est quand les personnes ne parlent que portugais !! » (on reconnaît notre pipelette... et je suis d'accord avec elle!)
Baudoin :
Je voyage bien. J'aime bien le toboggan (le deuxième vu depuis le départ).
Dans l'avion, j'aime bien manger : on nous donne un jus d'orange ou un coca ! J'aime pas quand ça bouge.
Je dors souvent comme ça (sur les genoux) pour la sieste dans l'avion, ou dans le bus. Dans les bus, je passe soit en dessous, soit au dessus (du tourniquet, c'est gratuit pour les enfants).
Je sais un peu parler portugais: « bom dia », « um, dois, três , quatro, cinquo, seis, sete, oito, nove deis» et « boa noite » (oui oui, c'est vrai! A tel point qu'il connaît mieux les nombres en portugais qu'en français!!)
Blanche:
« C'est bien le voyage. C'est un peu dur de parler et de ne pas tout comprendre.
On se déplace de plein de manières : si on est en voiture, maman est souvent derrière avec nous, les enfants et il n'y a pas de siège auto, mais on s'attache quand même.
En bus, en ville, on passe soit par dessus le tourniquet, soit en dessous, car on ne paie pas, ici. Quand il y a beaucoup de monde, les personnes nous laissent parfois la place ou bien elles nous prennent sur les genoux et on est bien ! Baudoin fait souvent la sieste, quand on s'est promené...
On prend aussi l'avion pour les grandes distances. J'aime bien être à la fenêtre, c'est ce que je préfère quand on décolle ou que l'on atterrit car on voit tout le paysage et c'est très beau. Quand l'avion est très haut, les nuages forment comme des moutons dans le ciel.
Dans la salle d'attente de l'aéroport, soit on travaille, soit on regarde un « Astérix » sur l'ordinateur et je préfère ça ! »
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jeudi 5 mars 2009
Quelques jours de repos dans le Minas Gerais
Après notre marathon d'associations à Salvador, nous avions bien besoin de quelques jours de repos. Nous avons eu la chance d'être accueillis à Itabirito, petite bourgade entre Belo Horizonte et Ouro Preto dans la région des « villes historiques » du Brésil. Cette fois encore, ce sont Dora et Geraldo, des personnes de Foi et Lumière qui nous ont ouverts grand les portes de leur maison.
Dora et Geraldo ont connu foi et lumière il y a plus de 20 ans en France lorsqu'ils cherchaient « ce qu'il y a de mieux » pour leur fille Lara qui était trisomique. Même après son départ trop rapide à l'âge de 5 ans, ils continuent à consacrer une grande partie de leur temps et de leur énergie à Foi et Lumière. Leur maison (et les 5 petits gites qu'ils ont fait) sont toujours ouvert pour Foi et Lumière comme en témoignent la trentaine de personnes présentent pour le carnaval. Certes, il y a des personnes qui aident dans la maison et pour la cuisine, mais quelle attention à chacun alors qu'ils travaillent ailleurs en parallèle !
Au cours de ces quelques jours, en plus de profiter de l'accueil, de la piscine et de la verdure, nous avons pu vivre un petit peu du carnaval de rue, visiter une mine d'or ainsi que les superbes villes d'Ouro Preto et de Congonhas.
Je vous laisse découvrir le tout en photo. Bonne fin de semaine à tous.
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dimanche 1 mars 2009
Les alagados
Après le passage chez Cristiane, à Points Coeur, nous avons été reçus dans le quartier des Alagados à Salvador par Mathilde et Sébastien Perrier et leurs filles Suzanne et Angèle, des coopérants français qui travaillent dans le quartier. Quel bel accueil ! Bienheureux changement de dates qui nous valut un hébergement 4 étoiles dans la maison d'autres coopérants partis pour quelques jours pendant le carnaval (temps de vacances obligatoire au Brésil).
Leur travail consiste à faire du soutien scolaire pour une soixantaine d'enfants divisée en deux groupes, ainsi que des visites dans le quartier, un quartier pauvre, ou une favela !
Nous étions passés dans ce même lieu, en juillet 2001, pour rencontrer des amis, Florian et Aurore qui y travaillaient. Depuis il y a eu du changement. De nombreuses « habitations » étaient alors sur pilotis au dessus d'un bras d'une rivière où affluait aussi les égouts. Une digue a été construite empêchant la propagation de ses installations, néanmoins il y a toujours de nombreuses cabanes faites de morceaux de bois récupérés ici où là et les habitants vivent de très peu.
Mathilde et Sébastien travaillent avec la paroisse et sont en lien avec deux séminaristes de l'Emmanuel, (communauté charismatique catholique). Avec eux, et les enfants nous avons formé deux petits groupes pour visiter quelques familles.
Ce qui me marque est malgré cette pauvreté, leur propreté ...je ne sais comment ils obtiennent l'eau mais elle coule et les douches sont très fréquentes (il fait vraiment chaud à Bahia), Mathilde a même participé quelques jours auparavant à une lessive : la machine était installée sur deux morceaux de bois, à l'entrée de la cabane.
Quelle surprise! Une femme nous accueille aussi chez elle, au bout d'une petite ruelle et en me présentant, elle me reconnaît disant que nous sommes passés la voir il y a 10 ans avec Aurora ! Quelle coïncidence ! Elle me demande si le quartier a changé, et oui , il n'y a plus guère de pilotis. Je fus saisie alors par ces « maisons » bringuebalantes (les cloisons formées d'une porte d'armoire, un bout de contreplaqué et tout autre morceau possible) où vivaient une famille avec un bébé et un jeune enfant. Il y avait un canapé, une chaise, le bébé dormait dans une baignoire en plastique aménagé en petit lit pour l'occasion. Tout cela sur 7 m2 (même pas un carrelet selon Antoine) !
La surface de ces bicoques, le mobilier et la construction sont malheureusement toujours d'actualité ! La ville a toutefois entrepris des constructions d'habitations (type HLM) tout proche pour le relogement. Cela reste minime par rapport aux besoins. En même temps, l'objectif de certaines familles est d'acheter un bout de terrain au même endroit et de construire en dur. Ainsi se côtoie des constructions en briques et des maisons de « cartons ». Cela interroge encore car on reste sur un terrain inondable...
Je suis encore marquée par leur patience : les habitations très proches, la promiscuité existe. Et en ce temps de carnaval où le temps est à la fête, l'alcool est bien présente aussi dans ces excès…quand l'une nous partage qu'elle n'a pas bien dormi parce que le voisin, saoul n'a cessé de crier et une autre de dire qu'elle a travaillé la nuit pour surveiller un podium du carnaval mais qu'au petit matin son compagnon ne la croyant pas la violentait … cette promiscuité est dure. Comment font-ils ?
Le travail de ces volontaires est bien de redonner un peu d'espoir par les visites, « tous vous êtes précieux autant que vous êtes », de redonner un brin d'espoir par l'éducation !
Au Brésil, l'école est soit le matin, soit l'après midi pour l'école primaire et le collège. Ainsi une grande question pour les parents : que font les enfants l'autre partie du temps ? Car il n'y a pas (comme à Montreuil par exemple) un service de centre de loisirs pour prendre soin des enfants en dehors du temps scolaire. Les locaux étant indisponibles puisque les professeurs travaillent toute la journée avec le groupe du matin et de l'après-midi. En fonction des moyens, certains vont avoir quelques activités extérieures, des cours particuliers...ou bien rester dans la rue. D'où l'initiative du soutien scolaire aux Alagados. Il s'agit de proposer pour des enfants de 7 à 10 ans (visités lors des rencontres) un temps pour être ensemble, apprendre différemment ! Bien entendu c'est un petit nombre mais c'est déjà ça ! La quarantaine d'enfants se retrouve pour un temps collectif puis ensuite par petit groupes de 6 avec des jeunes du quartier qui l'animent en fonction du thème abordé. Mathilde et Sébastien ayant évalué la situation ont su redonner du souffle à ces groupes. Leur projet maintenant est de former un peu plus les animateurs et de donner plus de contenu après avoir redonner de la forme ! Quel travail de collaboration avec tous ! Bravo et bon courage à eux pour la suite.

Autre beau travail, celui des sœurs de la charité, ou bien sœurs de mère Térésa. Elles ont une maison au pied de l'église des Alagados située en haut de la colline. Elles accueillent des enfants pour des missions de nutrition et ou des enfants le temps que leurs parents travaillent et des femmes plus âgées qui sont dans la rue et pour lesquelles on ne retrouve pas leur famille. Ces sœurs vivent de dons ainsi leur porte sonne toujours pour offrir ce qu'elles reçoivent. En nous montrant les locaux, une sœur nous indique l'entrée de leur garage où se retrouvent des trafiquants de drogues régulièrement ! En ce moment elles sont quatre et rayonnantes et pleines de peps ! Comment font-elles ?
Nous partons de Salvador le cœur plein de rencontres, de questions... A bientôt.
Leur travail consiste à faire du soutien scolaire pour une soixantaine d'enfants divisée en deux groupes, ainsi que des visites dans le quartier, un quartier pauvre, ou une favela !
Nous étions passés dans ce même lieu, en juillet 2001, pour rencontrer des amis, Florian et Aurore qui y travaillaient. Depuis il y a eu du changement. De nombreuses « habitations » étaient alors sur pilotis au dessus d'un bras d'une rivière où affluait aussi les égouts. Une digue a été construite empêchant la propagation de ses installations, néanmoins il y a toujours de nombreuses cabanes faites de morceaux de bois récupérés ici où là et les habitants vivent de très peu.
Mathilde et Sébastien travaillent avec la paroisse et sont en lien avec deux séminaristes de l'Emmanuel, (communauté charismatique catholique). Avec eux, et les enfants nous avons formé deux petits groupes pour visiter quelques familles.
Ce qui me marque est malgré cette pauvreté, leur propreté ...je ne sais comment ils obtiennent l'eau mais elle coule et les douches sont très fréquentes (il fait vraiment chaud à Bahia), Mathilde a même participé quelques jours auparavant à une lessive : la machine était installée sur deux morceaux de bois, à l'entrée de la cabane.
Quelle surprise! Une femme nous accueille aussi chez elle, au bout d'une petite ruelle et en me présentant, elle me reconnaît disant que nous sommes passés la voir il y a 10 ans avec Aurora ! Quelle coïncidence ! Elle me demande si le quartier a changé, et oui , il n'y a plus guère de pilotis. Je fus saisie alors par ces « maisons » bringuebalantes (les cloisons formées d'une porte d'armoire, un bout de contreplaqué et tout autre morceau possible) où vivaient une famille avec un bébé et un jeune enfant. Il y avait un canapé, une chaise, le bébé dormait dans une baignoire en plastique aménagé en petit lit pour l'occasion. Tout cela sur 7 m2 (même pas un carrelet selon Antoine) !
La surface de ces bicoques, le mobilier et la construction sont malheureusement toujours d'actualité ! La ville a toutefois entrepris des constructions d'habitations (type HLM) tout proche pour le relogement. Cela reste minime par rapport aux besoins. En même temps, l'objectif de certaines familles est d'acheter un bout de terrain au même endroit et de construire en dur. Ainsi se côtoie des constructions en briques et des maisons de « cartons ». Cela interroge encore car on reste sur un terrain inondable...
Je suis encore marquée par leur patience : les habitations très proches, la promiscuité existe. Et en ce temps de carnaval où le temps est à la fête, l'alcool est bien présente aussi dans ces excès…quand l'une nous partage qu'elle n'a pas bien dormi parce que le voisin, saoul n'a cessé de crier et une autre de dire qu'elle a travaillé la nuit pour surveiller un podium du carnaval mais qu'au petit matin son compagnon ne la croyant pas la violentait … cette promiscuité est dure. Comment font-ils ?
Le travail de ces volontaires est bien de redonner un peu d'espoir par les visites, « tous vous êtes précieux autant que vous êtes », de redonner un brin d'espoir par l'éducation !
Au Brésil, l'école est soit le matin, soit l'après midi pour l'école primaire et le collège. Ainsi une grande question pour les parents : que font les enfants l'autre partie du temps ? Car il n'y a pas (comme à Montreuil par exemple) un service de centre de loisirs pour prendre soin des enfants en dehors du temps scolaire. Les locaux étant indisponibles puisque les professeurs travaillent toute la journée avec le groupe du matin et de l'après-midi. En fonction des moyens, certains vont avoir quelques activités extérieures, des cours particuliers...ou bien rester dans la rue. D'où l'initiative du soutien scolaire aux Alagados. Il s'agit de proposer pour des enfants de 7 à 10 ans (visités lors des rencontres) un temps pour être ensemble, apprendre différemment ! Bien entendu c'est un petit nombre mais c'est déjà ça ! La quarantaine d'enfants se retrouve pour un temps collectif puis ensuite par petit groupes de 6 avec des jeunes du quartier qui l'animent en fonction du thème abordé. Mathilde et Sébastien ayant évalué la situation ont su redonner du souffle à ces groupes. Leur projet maintenant est de former un peu plus les animateurs et de donner plus de contenu après avoir redonner de la forme ! Quel travail de collaboration avec tous ! Bravo et bon courage à eux pour la suite.
Autre beau travail, celui des sœurs de la charité, ou bien sœurs de mère Térésa. Elles ont une maison au pied de l'église des Alagados située en haut de la colline. Elles accueillent des enfants pour des missions de nutrition et ou des enfants le temps que leurs parents travaillent et des femmes plus âgées qui sont dans la rue et pour lesquelles on ne retrouve pas leur famille. Ces sœurs vivent de dons ainsi leur porte sonne toujours pour offrir ce qu'elles reçoivent. En nous montrant les locaux, une sœur nous indique l'entrée de leur garage où se retrouvent des trafiquants de drogues régulièrement ! En ce moment elles sont quatre et rayonnantes et pleines de peps ! Comment font-elles ?
Nous partons de Salvador le cœur plein de rencontres, de questions... A bientôt.
samedi 28 février 2009
Et si je vous parlais de nos enfants...
Salvador, un bain français! En effet, à la fazenda, avec Hugues, aux Alagados, la visite d'Éric, nous avons pu parler français régulièrement. Aux dires de Blanche et Héloïse : « c'est bien, maman, hein de pouvoir parler français ! Ah! C'est bien vrai ! »
Ce que le voyage laisse apparaître :
Blanche s'imprègne pleinement des expériences, et nous étonne. Le premier soir à la fazenda, elle n'a pas voulu dire un mot ni montrer un sourire à ceux qui nous accueillaient pour le repas, mais le soir où nous avons dû parler de notre périple elle a voulu ajouter au micro devant tout le monde : « j'aime beaucoup, ici ! » Elle vit pleinement les expériences nouvelles avec habituellement bon cœur et réserve mais en est heureuse après discussion. Elle rationalise beaucoup!!
Elle aime rentrer en contact avec son cahier de princesse et de découpages avec les enfants de son âge.
Héloïse fait son plein de contacts ...physiques !!! Elle ne manque pas une rencontre pour sauter dans les bras d'un nouvel élu ! Et quand elle peut parler français, elle ne se gêne pas. Elle m'a bien étonné avec Éric. Avec sa naïveté, elle lui dit qu'il ressemble à une fille avec ses cheveux longs, et lui de répondre que cela dépend des cultures (en effet, il a passé quelques mois dans un monastère orthodoxe grec, où, là on ne coupe jamais les cheveux). Et elle de re-sauter dans ses bras. Je suis seulement surprise qu'elle ne lui ai pas répliqué « comme Samson » …ce qu'elle avait dit une fois, me voyant couper les cheveux de son papa, il allait perdre sa force !!
Baudoin fait le plein des expériences, il observe toutes les bêtes existantes: fourmis de toutes tailles, les chevaux... il en profite aussi pour un bain tactile mais aussi développe son oreille pour le portugais ! Le fait de revoir des français l'amène aussi à parfaire son français et sa diction ! Selon mon regard de maman, il apprécie la relation avec son papa pour progresser dans le quotidien : mettre les chaussures, attacher son pantalon.... Il a un grand besoin de ses sœurs mais les frictions se font aussi plus fréquentes !
Et le travail me direz-vous ! Il y a des hauts et des bas !
Baudoin a des cahiers dans lesquels il collait des vignettes et coloriait et voulait un cahier pour coller les tickets d'entrées...c'est chose faite. Il aime aussi s'amuser avec de la pâte à modeler. Pour lui, c'est surtout la vie quotidienne qui le conduit aux apprentissages. C'est difficile pour les aînées d'avoir leur frère à côté pour leur travail scolaire !
Héloïse aime se lancer dans la lecture avec les gestes, et l'écriture s'il y a un dessin et qu'on l'accompagne.
Blanche se montre volontaire ou réticente au travail scolaire par vague ! Il faut alors redoubler de patience et de fermeté ! En ce moment, c'est un creux ! C'est un sacré accompagnement. Il est vrai que les changements multiples n'aident pas à un repère stable, j'en suis consciente et nous en parlons franchement afin que chacun évolue bien. Depuis peu, on utilise une feuille plastique et un feutre veleda dans le bus, dans l'aéroport pour s'entraîner plus ludiquement et sans perdre de temps !! ou bien à l'oral ! Tout est bon !
Profitez des dernières photos...
Ce que le voyage laisse apparaître :
Blanche s'imprègne pleinement des expériences, et nous étonne. Le premier soir à la fazenda, elle n'a pas voulu dire un mot ni montrer un sourire à ceux qui nous accueillaient pour le repas, mais le soir où nous avons dû parler de notre périple elle a voulu ajouter au micro devant tout le monde : « j'aime beaucoup, ici ! » Elle vit pleinement les expériences nouvelles avec habituellement bon cœur et réserve mais en est heureuse après discussion. Elle rationalise beaucoup!!
Elle aime rentrer en contact avec son cahier de princesse et de découpages avec les enfants de son âge.
Héloïse fait son plein de contacts ...physiques !!! Elle ne manque pas une rencontre pour sauter dans les bras d'un nouvel élu ! Et quand elle peut parler français, elle ne se gêne pas. Elle m'a bien étonné avec Éric. Avec sa naïveté, elle lui dit qu'il ressemble à une fille avec ses cheveux longs, et lui de répondre que cela dépend des cultures (en effet, il a passé quelques mois dans un monastère orthodoxe grec, où, là on ne coupe jamais les cheveux). Et elle de re-sauter dans ses bras. Je suis seulement surprise qu'elle ne lui ai pas répliqué « comme Samson » …ce qu'elle avait dit une fois, me voyant couper les cheveux de son papa, il allait perdre sa force !!
Baudoin fait le plein des expériences, il observe toutes les bêtes existantes: fourmis de toutes tailles, les chevaux... il en profite aussi pour un bain tactile mais aussi développe son oreille pour le portugais ! Le fait de revoir des français l'amène aussi à parfaire son français et sa diction ! Selon mon regard de maman, il apprécie la relation avec son papa pour progresser dans le quotidien : mettre les chaussures, attacher son pantalon.... Il a un grand besoin de ses sœurs mais les frictions se font aussi plus fréquentes !
Et le travail me direz-vous ! Il y a des hauts et des bas !
Baudoin a des cahiers dans lesquels il collait des vignettes et coloriait et voulait un cahier pour coller les tickets d'entrées...c'est chose faite. Il aime aussi s'amuser avec de la pâte à modeler. Pour lui, c'est surtout la vie quotidienne qui le conduit aux apprentissages. C'est difficile pour les aînées d'avoir leur frère à côté pour leur travail scolaire !
Héloïse aime se lancer dans la lecture avec les gestes, et l'écriture s'il y a un dessin et qu'on l'accompagne.
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jeudi 26 février 2009
Rencontre avec un pèlerin de la rue
Après avoir vainement cherché à le rencontrer en début de semaine, je suis ravi de pouvoir lui rendre visite. J'arrive avec Dario, on monte les marches d'une vieille église en mauvais état puis on est accueilli par Eric, un homme tout simple, barbu, les cheveux longs. Nous nous installons autour d'une table en verre soutenue par 2 grosses bobines de fil électrique récupérées. Eric nous présente la communauté de la Trinité où il est depuis 9 ans. Une cinquantaine de personnes habite ici, 35 dorment dans l'église, une quinzaine d'autres dans des petites maisons autour. C'est une vraie vie communautaire où tous ont une place équivalente. Il a été très inspiré par l'Arche pour la place du plus pauvre au cœur de la communauté et par Taizé pour la prière et l'accueil œcuménique. L'église sert à la fois de dortoir, chacun dort sur une natte ou un matelas par terre, et de lieu de prière. Le cœur de l'église est décoré avec des objets récupérés et par de superbes tapisseries et icônes originales réalisées par des personnes de la communauté ou pour elle.
Trois églises abandonnées sont aujourd'hui confiées par l'évêque à cette communauté : celle où nous sommes allés qui sert de lieu de vie et de travail (rédaction et vente d'un journal, artisanat divers, accueil de drogués...), une autre sert d'accueil de jour avec possibilité de prendre une douche, recevoir un café, rencontrer une assistante sociale.... et enfin, le coeur de la communauté, une église en ruine sur l'île d'Itaparica en face de Salvador, accessible seulement par la mer ou par une longue marche, un ermite y habite et c'est un lieu de ressourcement pour la communauté.
J'ai été tellement marqué par ce contact si simple que nous y sommes retournés le lendemain soir en famille et avec d'autres amis pour partager un repas et participer à la prière du soir.
Le repas est préparé au feu de bois (récupéré dans la rue) avec les aliments qu'ils ont pu trouver. Chacun préparant le repas pour la cinquantaine de personnes de la communauté à tour de rôle. Les enfants sont rapidement à l'aise, même s'ils ne pas fan du pain dur ! Ils animeront gentiment la prière du soir de leurs déplacement et pleurs après s'être brulés (un peu) avec de la cire...
Ayant toujours eu un peu de mal à me positionner par rapport aux mendiants et gens de la rue en France, je suis ravi d'avoir passé un bon moment avec Christelle et les enfants avec ces personnes blessées par la vie. Je regrette presque de ne pas avoir passé la nuit avec eux alors que je l'avais évoqué...
mercredi 25 février 2009
Journée bateau avec Hugues
Quel meilleur moyen de transport proposer à quelqu'un qui vient de faire 7000 km à vélo ? Une journée bateau avec arrêt sur des îles nous comblera.
Hugues est un vieil ami de notre famille depuis son amitié forte avec Clément, mon frère qui aurait certainement aimé l'accompagner dans son périple à vélo tout au long de l'Amérique du sud...
Lors de son départ il y a un an, nous nous étions promis une bière au Brésil. Ce fut fait sur le bateau avec un joli troc de canettes chaudes contre des canettes fraiches bien plus agréables sous les 36°.
Après une heure et demi de bateau, un regard nous suffit pour choisir la plage déserte que l'on devine au loin. Nous n'avons pas de fauteuil ni de parasol, mais nous marchons sur les rochers. Blanche devant avec Hugues, Baudoin me donnant la main pour assurer ses pas et Héloïse fermant la marche en cherchant tous les petits trésors de la mer. L'endroit est paradisiaque, la mer est chaude, la végétation luxuriante, on aperçoit des bateaux, la compagnie est agréable... Tout pour être heureux.
Après cette bonne journée, notre rythme reprend : changer de logement tous les 2 ou 3 jours et essayer de profiter pleinement de chaque jour qui passe, trouver un peu de temps pour étudier... les troupes commencent à fatiguer. Baudoin profite des moments de transports pour se reposer un peu, les siestes dans les bus, sur le bateau sont nombreuses. Cela ne suffit pas complètement à compenser les levers aux aurores depuis qu'on est à Salvador. La chaleur et le jour qui se lève tôt font que les réveils après 7 h sont rares. Il faut essayer de rajouter les siestes au programme et les enfants sont capables de dormir jusqu'à 2 heures et demi, ce qui recharge les batteries et rend les humeurs plus stables. Aussi étonnant qu'il soit, je ne les accompagne que très peu dans ces moments et en profite pour écrire le blog et lire en anglais !
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